Les prisonniers de la dictature uruguayenne (1973-1984) ne peuvent dessiner ni recevoir des dessins de femmes enceintes, de couples, de papillons, d'étoiles et d'oiseaux
Didasko Pérez, maître d'école, torturé et prisonnier pour avoir des idées idéologique, reçoit un dimanche de 1976 la visite de sa petite fille Milay, de cinq ans. La fille lui ramène un dessin d'oiseaux. Le gardien déchire le dessin a l'entrée de la prison.
Le dimanche suivant, Milay lui apporte un dessin d'arbre. Les arbres ne sont pas interdit, le dessin passe
Didasko fait l'éloge de l'½uvre et lui demande quels sont les petits cercles de couleurs qui apparaissent entre les branches des arbres.
--Se Sont des oranges ? Qu'Est-ce que c'est comme fruit ?
Et la petite fille lui demande de se taire.
--Chuuuuut, et en secret lui explique :
--Papa, tu ne vois pas que se sont des yeux ? Les yeux des oiseaux qui te protègent en cachette